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News

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Sortie le 14 octobre 2026 de "Judas sur l'escalator" (OnLit Editions) 

À quinze ans, Judas apprend que sa vie ne commencera pas tout de suite. Avant trente ans, lui prédit-on, rien d’intéressant ne lui arrivera. Commence alors une longue traversée en apnée. Judas attend, esquive, ment, observe, se laisse porter par les événements comme par un escalator. Malgré l’amour, l’art, les années 70 et 80, Andy Warhol, Genesis, les promesses et les catastrophes de l’époque, Judas reste en marge du monde, témoin plus qu’acteur de sa propre vie. Avec Judas sur l’escalator, Juan d’Oultremont signe le roman drôle et mélancolique d’une jeunesse empêchée. Une histoire de faux départs, d’attente et de survie, où passer à côté des choses devient parfois la seule manière de tenir.

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 54 

Priscilla Beccari

(RTBF - septembre 2026)

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 En ce mois de septembre, Priscilla Beccari est sur tous les fronts. Si la plasticienne multiplie les nationalités, c’est  surtout le nombre de ses projets et de ses collaborations qui impressionnent. En résonance avec l’œuvre de Roland Topor,  au travail dans les ateliers de Keramis ou  au Musée de l’hôpital Notre Dame à la Rose,  son dessin acéré  et parfois cruel, viralise autant les murs des galeries que les vitrines parisiennes du Faubourg Saint-Honoré. Au micro de Juan d’Outremont ses fous rires ponctuent une réflexion où la fragilité se fait arme d'ironie massive. Ce matin, c’est un appartement témoin conjugué "au féminin très singulier" dont elle nous organise la visite. 

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 53 

François de Coninck

(RTBF - Juin 2026)

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C’est un pur produit de la scène artistique belge qui nous ouvre les portes de son univers.  Artiste, commissaire d’exposition, écrivain, collectionneur, enseignant,

c’est dans et surtout entre ces disciplines que François de Coninck a tracé une route toute empreinte d’une savante légèreté.  Au micro de Juan d’Oultremont, il témoigne de son goût pour les jeux de langage, les œuvres économes en moyens et le poisson pané. Un appartement témoin au diapason de la météo, plein de soleil et de chaleur humaine.  

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 52

Jean Marchetti 

(RTBF - Mai  2026)

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C’est une institution à la découverte de laquelle on vous convie.  Depuis plus de 50 ans en effet, Jean Marchetti brouille les pistes et les codes en multipliant les casquettes.  Il est tout à la fois coiffeur, galeriste et éditeur d’art. Trois activités qui l’occupent simultanément et qui ont fait du Salon d’Art situé rue de l’Hôtel des Monnaies à St Gilles, une référence en la matière. Ce matin, cet autodidacte évoque au micro de Juan d’Oultremont, son  parcours de fils et petit-fils de mineur, qui au fil des rencontres a fini par s' imposer comme un des ambassadeurs les plus singuliers de l’art d’aujourd’hui.

Un appartement témoin qui résonne au bruit des ciseaux et dont les murs se parent pour l’occasion des œuvres d’Alechinsky, de Topor, et autre Glen Baxter. 

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Édouard Cabay proposes a collective drawing performance bringing together around fifty participants invited to draw simultaneously. Their gestures are punctuated by a metronome for a set duration, before their sheets are assembled to form a single composition.

This simple device establishes a fertile tension between rule and freedom: each individual gesture follows a precise protocol while retaining its irreducible singularity. In a conceptual lineage close to instructional practices, drawing is no longer merely the expression of an isolated subjectivity, but the result of a shared system where execution is distributed across multiple bodies. The work is thus constructed through others.
The project also engages in a reflection on the diversity of graphic signatures. Drawing—a medium that is both universal and deeply intimate—becomes here a field for observing differences: rhythms, pressures, hesitations, styles. The final assembly does not seek to homogenize these discrepancies but, on the contrary, allows them to coexist in a common image, revealing the traces of a group in all its plurality.
Between score and improvisation, control and dispersion, the performance gives shape to a sensitive mapping of the collective. Each iteration is anchored in its context, allowing a situated portrait to emerge—an image traversed by the singularities of those who compose it.

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FUNDRAISING GALA BELGIANARTPRIZE

TheMerode - Bruxelles  - Avril  2026

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En tant que lauréat du Prix de la Jeune Peinture Belge (1977), le Belgian Artprize m'invita au gala organisé pour son 75e anniversaire.

Peu familier de ce genre d'exercice, j'optai pour une présence performative et j'enfilai pour la première fois mon costume  en sacs de musées réalisé avec l'aide de Fresia Fernandez. 

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 51

Olivier Thys 

(RTBF - Avril  2026)

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Dans l'industrie  du cinéma, le métier de bruiteur fait partie de ceux qui, bien que dans l'ombre, attise la curiosité.  Dans ce domaine qui touche autant à l’artisanat qu’à la musique expérimentale,  Olivier Thys coche toutes les cases. En Micke Gyver des effets sonores, il évoque au micro de Juan d’Outremont les objets et les techniques de manipulation  qui, depuis une vingtaine d’années,  lui permettre de produire des sons  ajoutés plus vrais que nature. De Mr. Nobody au Reflet dans un diamant noir, un appartement témoin qui, ce matin, résonne aux halètements de chien faits/produits à la bouche. .

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APPARTEMENT TEMOIN n° 50

Xavier Mary 

(RTBF - Mars  2026)

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Si le qualificatif de post-industriel est fréquemment associé

au nom de Xavier Mary, l’erreur serait de réduire sa sculpture

à ce concept. Sur le terrain miné de l’art contemporain, l’artiste liégeois livre depuis une vingtaine d’années une œuvre souvent monumentale, toujours réflexive, où  le souvenir

des courses de stock-car se marie avec les ruines des cités Khmères.  

Ce matin, c’est la disqueuse à la main que Xavier Mary évoque au micro de Juan d’Outremont, ses bouddhas chromés et

ses temples en boîtes de vitesse qui, tout en semblant caresser l’époque à rebrousse-poil, posent un regard sans complaisance sur l’histoire industrielle qui est la nôtre.

Un "cinquantième" Appartement Témoin qui sous des dehors parfois brutalistes, s'avère extrêmement raffiné.  

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 49 

Roger Szmulewich

(RTBF - Mars 2026)

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Les pratiques contemporaines ont amené la photographie à s'imposer comme un des médiums incontournables de l’art contemporain. Avec sa galerie  anversoise Fifty One,  Roger Szmulewicz fait partie de celleux qui en ont conforté l’importance. Parmi les artistes dont il présente le travail, Seydou Keïta, Malick Sidibé, Saul Leiter, Willian Klein… Des noms qui renvoient autant à la photographie africaine dont il a révélé l’existence qu'aux pionniers américains de l’après-guerre dont il a rappelé l’importance.  Ce matin au micro de Juan d’Outremont, il évoque ce qui continue à être une passion autant qu’une nécessité, celle de défendre une photographie sensible dont la singularité résiste aux injonctions de l’époque.  

Un appartement témoin (très anversois) qui ce matin propose un détour par la chambre noire. 

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 48

Wim Delvoye 

(RTBF - Février  2026)

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Trop souvent réduit à son Cloaca (sa machine reproduit la digestion humaine) ou (sa machine à produire du caca), Wim Delvoye fait partie de ses artistes, qui,  se revendiquant de Marcel Duchamp, rivalisent d’intelligence et de malice. Volontiers provocateurs mais toujours réflexifs, ses cochons tatoués et ses bétonnières gothiques se retrouvent dans les collections du monde entier.  C’est dans son atelier gantois que l’artiste évoque au micro de Juan d’Oultremont une pratique de l’art qui allie goût de la collection, intérêt pour le prosaïque et le populaire  et fascination des maîtres anciens. Un appartement témoin qui, en ce matin de la Saint Sylvestre, prend les allures bien belges d’une fête totale.

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 47

Clara Thomine 

(RTBF - Janvier 2026)

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Artiste française vivant et travaillant à Bruxelles, cheville ouvrière de la FAP (la Fédération des Arts Plastiques) Clara Thomine cultive une profile d’ovni avec des films proches du selfi qui, tout en revendiquant leur économie de moyen, questionnent et réenchantent le monde. Inaugurations de tunnel, manifestations pour le climat ou visites guidées de musées… Entre fausse naïveté et enthousiasme, elle confie au micro de Juan d’Oultremont son attention au contexte et son goût immodéré pour les gens. Un appartement témoin qui ce matin prend la forme d’une collocation joyeuse et un poi.

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2025

Genèse augmentée
Editions La Lettre Volée - décembre 2025

Une association momentanée de Juan d'Oultremont et Dieu (son père)

 

« J’ai longtemps hésité. D’abord parce que cette histoire a déjà fait l’objet d’un nombre substantiel de versions plus ou moins convaincantes. Ensuite, parce que les relations que j’entretiens avec Dieu (mon père) étant ce qu’elles sont, toute tentative de relater objectivement sa formidable aventure, se transforme en un exercice périlleux. C’est l’importance et la qualité de la documentation en ma possession qui m’ont poussé à franchir le pas. Le succès jamais démenti de la Genèse a fait le reste. Illustré de vignette tirées de plus de 183 manuels de bricolage, la version augmentée qui vous est proposée ici devrait permettre aux débutants comme aux avertis, d’assurer les travaux d’entretien et de réparation de base. Et maintenant, au travail ! »
— Juan d’Oultremont

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 46 

Jean-Philippe Toussaint

(RTBF - décembre 2025)

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Il est des artistes qui démultiplient les domaines d'activités au point de brouiller les pistes quant à leur véritable nature. Jean-Philipe Toussaint est de ceux-là. Il ne l’a même jamais été autant. Avec une traduction de Kafka, un livre/interview sur ses rapports au cinéma, une monographie consacrée à sa pratique de photographe et la restauration par la Sonuma de son film La Patinoire, il semble (passion de l’échec oblige) pouvoir occuper toutes les cases de l'échiquier. C’est donc un artiste polymorphe qui ce matin évoque au micro de Juan d’Oultemont les coulisses d’une œuvre  où l’importance du récit cohabite avec les mécanismes de sa mise en œuvre.  Un appartement témoin qui, comme lui, se partage entre Ostende et l’Île de Beauté.

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 45

Olivier Vandervliet 

(RTBF - novembre 2025)

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Olivier Vandervliet fait partie de ses acteurs du monde de l’art dont on ne connait pas forcément le nom bien qu’il opère en première ligne. Fondateur de Triangle Book, son travail est de donner de la visibilité aux artistes qu’il aime à travers des catalogues d’exposition,  des livres d’artiste ou des éditions limitées. Ce matin cet homme orchestre qui dans la journée passe du four au moulin,  évoque au micro de Juan d’Oultremont les coulisses de l’éditions d’art. Entre New York, Paris et Bruxelles, un appartement témoin aussi discret que décisif.

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 44 

Aurélien Ringelheim

(RTBF - octobre 2025)

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Sacha Ketchum, Jamie Campbell, Felix Rya… autant de voix qui collent à la peau  d'Aurelien Ringelheim, un acteur qui, alliant une reconnaissance internationale  et une modestie bien de chez nous,  évoque au micro de Juan d’Oultremont le parcours qui l’a amené à se spécialiser dans le doublage. Une voie toute tracée qui depuis plus de vingt ans, lui a fait accompagner l’aventure des Pokemon.   C’est un appartement témoin qui, dans l’ombre des studios de doublage, lève le voile sur les coulisses pleines de mystère de la post-production.

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Thriller : Think common, Play Public

Triennale d'Art Contemporain

Ottignbies/LLN - octobre 2025

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À travers un parcours rassemblant une soixantaine d’artistes belges et internationaux, la Triennale propose des œuvres contemporaines surprenantes, critiques, ludiques, participatives ou grinçantes.

L’art contemporain quitte les galeries pour investir des lieux atypiques — vitrines, piscine désaffectée, infrastructures sportives ou bâtiments administratifs — au cœur de la ville comme en pleine nature.

Cette édition interroge avec humour et finesse la notion d’espace public, dans ses dimensions tant physiques qu’immatérielles. 
Les artistes questionnent les liens qui nous unissent, les tensions qui nous séparent, et les valeurs que nous avons (ou non) en commun. Inclusion, durabilité, diversité, justice sociale… autant de thèmes explorés à travers des propositions plastiques qui interpellent et invitent à penser ensemble

APPARTEMENT TÉMOIN n° 43 

Gwendolyn Grolig

(RTBF - Juin 2025)

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Sur la scène de l'art, les salles de vente occupent une place à part. Tout à la fois baromètre du marché et indicateurs des modes et des tendances, ce qu'on appelle le second marché entretient autour de lui les fantasmes les plus tenaces. Directrice des ventes d'art contemporain chez Sosbyth Brussels, Gwendolyn Grolig  en connait mieux que personne les rouages et les codes. Dans l'ambiance à la fois feutrée et électrique des ventes aux enchères, elle fait partie de ces acteurs du monde culturel qui ont fait de leur passion le coeur de leur activité professionnelle. Elle nous convie ce matin à la visite d'un appartement qui résonne au son des adjudications. 

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 42

Cécile Hupin 

(RTBF - mai 2025)

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Appartement Témoin propose de découvrir l'univers de la primo-romancière Cecile Hupin. Derrière cette jeune femme à la chevelure solaire et au look pop se cache une artiste totale qui multiplie les casquettes et les pratiques, laissant dans les disciplines qu'elle aborde, les traces d'un talent singulier. Après une série d'expositions autour du thème des jeux de hasard, elle débarque avec "Ne pas nourrir les animaux" un premier roman qui confirme son attrait pour les récits déraisonnables et joyeusement cruels. Un appartement tendre et acidulé de celle qui, de son propre aveu, adore les humains.    

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APPARTEMENT TÉMOINn° 41

Bernard Depoorter

(RTBF - avril 2025)

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Il pratique un métier unique en Belgique, il est parurier floral, c'est à dire qu'il réalise des fleurs en tissu pour les maisons de haute couture. Il a une première vie professionnelle en tant que couturier et styliste ce qui lui a permis, un jour, de racheter 16 tonnes d'outils anciens et d'ouvrir la seule manufacture belge de fleurs en tissu. Un artisana qu'il fait revivre dans son atelier de Wavre dans ce qui fut une imprimerie familiale locale. 

APPARTEMENT TÉMOIN n° 40

Elvis Pompilo

(RTBF - mars 2025)

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Ce matin, c’est une icône de la mode belge qui nous ouvre les portes de son atelier. Avec une simplicité confondante qui cohabite avec , une reconnaissance internationale, Elvis Pompilio impose depuis quarante ans des chapeaux made in Belgium aussi élégants que déraisonnables. Celui dont le carnet d’adresse renferme le numéro des portables de Mickey Rourke, Blondie ou Harrison Ford évoque au micro de Juan d’Oultremont ses collaborations avec Chanel, Mugler ou Ann Demeulemeester et nous confie quelques-uns des secrets qui ont fait sa réussite. Un appartement témoin qui ce matin joue les couvre-chefs.   

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Cui-Cui et recuit.

Catherine Versé et Juan d’Oultremont. 

A Galerie (Bruxelles) - mars 2025.

 

Bien que tendance, pas plus l’amitié que le circuit court n’ont jamais été des critères à l’aune desquels évaluer l’art. 

Catherine Versé et Juan d’Oultremont feraient dont figure d’exception ? 

Pas forcément. S’ils sont amis et voisins, ils cultivent surtout à travers des formes différentes, une attention commune au déraisonnable. Les images qu’ils produisent ont un haut pouvoir de résistance. Leur point de vue sur le monde plutôt oblique et leur humour est abrasif. 

« Faire ce que personne ne leur demande de faire » reste un crédo artistique qu’ils partagent sans avoir à se forcer. 

Les oiseaux que propose ici Catherine Versé semblent avoir volé dans les plumes de l’époque.  Punks et souvent cabossés par la vie, ils n’en témoignent pas moins d’une énergie vitale que traduisent leurs couleurs et la nervosité avec laquelle ils sont produits. Des oiseaux décoiffés et (comme tout oiseau qui se respecte), hors-sol.

Pour ce qui est des cover painting de Juan d’Oultremont,  la disparition des  informations typographiques liées à l’industrie musicale, les embarque dans  un travail proche de la restauration. Au-delà de l’effacement, c’est donc la soustraction de signes qui permet à ses objets de la culture populaire, de remonter le temps et de retrouver un « état de grâce ». 

Rien d’étonnant donc que ces deux-là se soient retrouvés pour proposer à la A Galerie cette curieuse volière qui sous le label « Cui Cui et Recuit » conforte l’indépendance de leur esprit et une position assumée de « out of the box »

 

(L'image utilisée pour l'invitation fait référence aux attaques passablement ordurières dont j'ai été la cible il y a un an.)

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Carton Plein

(en collaboration avec les Archives de l'ULB)

Art Brussels - mai 2025

 

Parmi mes 200 collections recensées, la plupart sont nées d’une intuition initiale, la rencontre avec un objet, un mot ou une image dont la potentialité appelait la série. D’autres ont fini par s’imposer à moi sans que je les aie vu venir. Presque malgré moi. Ma collection de cartons d’invitation d’expositions est de celles-là. Quand je parlai pour la première fois à ma compagne des quelque 10.000 cartons archivés par boite de 450 que je conservais dans mon atelier, elle évoqua les premiers cartons qu’elle-même avait reçus et conservés un temps avant de s’en débarrasser faute de leur avoir trouvé,si pas une fonction, au moins un statut - un avenir commun. Un rapport momentané à la conservation fréquent chez les gens équilibrés. Ce jour-là, je compris que beaucoup de mes collections étaient le résultat d’un sursaut déraisonnable qui, au moment où tout le monde les aurait abandonnées, me poussait à les continuer. C’est à l’instant où les autres se débarrassaient des cartons d'invitation qu’il me semblait important de passer dans une autre forme d’aventure où la simple compilation prenait la dimension plus irrationnelle, plus spéculative et surtout plus radicale de la collection. Au moment précis où son avenir devenait imprévisible. Tout ça pour dire que je collectionne essentiellement ce que les autres ne collectionnent pas (ou plus) et que le concept d'archivage a pris chez moi une forme quasi héroïque.

À l'occasion d'Art Brussels, je proposai une activation de cette collection permettant aux visiteur.euse.s de compléter une ligne du temps de l'art, en choisissant le carton d'une exposition ou d'un artiste qui les avaient marqué.e.s 

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Back to the future

75e anniversaire du Belgian Art Prize

Art Brussels - mai 2025

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Dans le cadre de son 75e anniversaire, le Belgian Art Prize demanda à certains de ses lauréats de présenter une oeuvre en avec un.e artiste n'ayant pas obtenu le prix.

A la demande d'Emmanuel Lambion, commissaire de l'exposition, je proposai Etienne Plantis comme binôme invité. Devant une de ses impressions surventes (une image de Romer encadrée de trames) la maquette d'une usine "Cissiste International" faisant partie de mes pièces "retroact", officiellement datée des 1976, mais réalisée en réalité en 2023 . 

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 39

Vincent Patar et Stéphane Aubier

(RTBF - Février 2025)

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Ce matin, la séquence appartement témoin met à l’honneur le home made, l’économie de moyens et un esprit iconoclaste dont notre pays semble décidément avoir le secret. C’est dans leurs studios d'animation bruxellois que Vincent Patar et Stéfane Aubier évoquent au micro de Juan d’Oultremont la trajectoire de leur duo de cinéastes qui s’est formé sur les bancs de l’école, avant de truster avec leurs westerns campagnards  les récompenses internationales les plus prestigieuses.  Champions du stop motion et du papier découpé, Patar et Aubier qui sont à la manœuvre derrière Pic Pic André, Panique au Village mais aussi dans l’écriture d'Ernest et Célestine, ont imposé en  trois décennies un humour inclassable qui favorise le circuit court, l’esprit de bande et un souci du recyclage qui tient de l'écologie. Un Appartement Témoin qui ce samedi matin assume son caractère résolument déraisonnable.   

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 38

Eric de Visscher

(RTBF - Janvier  2025)

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C'est à lui qu'on doit la nouvelle bande-son que fait chanter les collections du musée du quai Branly-Jacques Chirac. De l'Australie au Mexique, en passant par le Japon et le Cameroun, des bruits venus des quatre coins du monde composent le nouveau paysage sonore du musée.

Éric de Visscher, qui a été directeur du Musée de la musique (Philharmonie de Paris) assure qu'"à cette échelle-là, c'est une nouveauté dans le monde des musées. Cela s'est fait jusqu'à présent de façon ponctuelle, sur des expositions plus petites et non permanentes". S'il y avait déjà des sons dans le musée du quai Branly, ils étaient "inégalement répartis et pas toujours très audibles".

Pour qualifier la nouvelle bande-son du musée, il préfère l'expression de "paysage sonore" au terme aujourd'hui galvaudé d'immersion. "On n'est pas constamment entouré de son, on peut être surpris", ajoute-t-il.

2024

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US.VS.US

Galerie HU (Bruxelles)

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HU! Gallery in Brussels is currently showing US vs Us, a group exhibition featuring eight artists. The gallery states:

 

“All commentators agree on this point: this end of the US presidential campaign seems more than ever to leave American society in pieces. Divided, polarized, fractured, it is gradually tipping towards a disunited States of America.

In our European rearview mirrors, the savior America of 80 years ago (in any case,

a significant portion of what it is made up of) is now offering us a frontal somersault into ideas, fears, and beliefs that are dangerously similar to those from which they freed us. In this logic, the Made in USA model that has continued to influence us is now questioning our own trajectory and the extremist thrusts that threaten us.

The political, military, and economic future that the Americans are aiming for also confronts us with the urgent need to free ourselves from it. In the uncertainty of the electoral outcome, eight artists have agreed to present work linked to the United States of yesterday or today, questioning in order and especially in disorder, its complex iconography where (geo)politics, religions, violence, conspiracy theories are mixed, all mixed with references to local pop culture.”

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A multi-disciplinary artist, Juan unveils here a work related to one of his many collections, namely sculptures illustrating ancient clubs of prehistoric men straight out of advertising illustrations, postcards or even business cards. Other sculptures depict enlarged parts of plastic figurines inspired by the world of the Western.

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APPARTEMENT TÉMOINn° 37

Roméo Elvis

(RTBF - octobre 2024)

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"C’est dans son atelier-studio forestois que Roméo-Elvis nous convie ce matin pour la visite de son Appartement témoin. Au lendemain d’une première exposition au sablon qui a révélé une facette peu connue de son talent, il confie au micro de juan d’oultremont la place qu'ont toujours occupé chez lui les arts plastiques. Quelques réflexions  scandés avec distance et sensibilité sur la peinture à l’huile,  les poils sur les jambes et les doubles prénoms.  La preuve pour ceux qui en douteraient encore, qu’un rappeur et un très bon cerveau ne sont pas incompatibles. » 

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APPARTEMENT TÉMOIN n° 36

Adeline Rossion

(RTBF - septembre 2024)

"De son propre aveu, Adeline Rossion aurait pu devenir fleuriste ou bibliothécaire, les hasards de la vie et des études d’histoire de l’art l’ont amenée à être aujourd’hui une des responsables de la collection du musée de la photographie de Charleroi. C’est dans de les réserves climatisées d’un ancien carmel qu’elle nous accueille pour évoquer au micro de Juan d’Oultremont les questions d’archivage et de conservation . Commissaire d’exposition et spécialiste de la photographie vernaculaire, c’est avec une certaine jubilation qu’elle évoque la richesse et la singularité de la photo amateur. Une rencontre sensible comme doit l’être la pellicule photographiques. «  

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Je collectionne. Encore et encore. Et si j’ai longtemps prétendu (comme pour me justifier) recycler la plupart de mes (200) collections dans mon travail d’artistique, je me rends compte à l’instant d’écrire ces quelques lignes, qu’il s’agit moins d’une reconversion que d‘un engagement.  En fait je ne collectionne pas, je pratique la collection. Comme on le fait pour la photographie ou la natation synchronisée. Une position qui à travers le rituel, la répétition, la surprise, produit de la forme et du sens (le plus souvent imprévisibles), ainsi que les critères pour les évaluer.

Collectionner les proportions ou le mot faux dans les titres de la presse écrite n’a d’autre intérêt que de faire ce que personne ne vous demande de faire. Traquer le mot tuberculeux dans les journaux, c’est collectionner des apparitions. Ne s’intéresser qu’aux soldats de plomb blessés ou morts, c’est retourner l’héroïsme et la virilité du jouet contre son propre camp.  Retailler dans le bois et à l’identique les gourdins jouets, c’est déplacer les enjeux de la grotte au musée en passant par le magasin de farces et attrapes.

Dans tous ces cas de figure c’est la radicalité investie qui transforme le geste en performance. Collectionner sans relâche fait de moi un artiste.

Ramener ces collections sur le terrain de l’art, c’est l’être encore et encore. 

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Encore & Encore

Maison des Arts (Schaerbeek)  - 2024

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Art au centre #14

Liège - 2024

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Je mens. J’ai toujours beaucoup menti. Un de ces accommodements avec le réel dont ma mère était déjà la reine et qui est devenu pour moi une manière de prêcher le faux pour rendre le vrai, plus vrai encore.

Comme en plus je suis collectionneur, je crois pouvoir dire que je collectionne les mensonges. 

Cette propension à dire « des craques » explique la jubilation que suscite chez moi le TOUT EST FACTICE de Robert Doisneau - photo qu’il réalisa en 1942 (période de guerre et de restriction) sur laquelle un couple d’épiciers pose dans sa boutique devant des rayonnages pleins de produits clairement annoncés comme faux.

80 ans plus tard, sans rien avoir perdu de son actualité, ce TOUT EST FACTICE renvoie littéralement au paradoxe de l’art : un mensonge si bien ficelé qu’il fait rêver. Une raison qui m’a semblé suffisante pour activer une vitrine liégeoise en y présentant des objets qui questionnent cet impératif de « ramener sur le terrain de l’art » des éléments qui lui sont étrangers. Dans ce cas-ci, ramener « dans la vitrine de l’art » une série de gourdins jouets (série Inflatable Caveman Club), le plus souvent en plastique ou en tissu, cohabitant avec leurs répliques en bois ou en plâtre produites dans mon atelier. 

Après avoir opéré un premier déplacement de la caverne vers le magasin de jouets, les gourdins ainsi exposés en proposent un second, du magasin de jouets vers la scène de l’art. Une série de déplacements qui sont comme « accélérés » par la violence potentielle de l’objet initial (la massue, le casse-tête) et celle du contexte de la photo (la guerre et le risque de se faire voler des denrées rares). 

Objectif avoué : produire une installation qui, au-delà d’une première lecture, résiste aux interprétations et sème le doute quant à ses véritables enjeux. Qu’est-on en train de regarder ? Une épicerie, une armurerie, un magasin de farces et attrapes ?

En imaginant cette installation, je n’ai pu m’empêcher de penser à Wirtschaftswerte, la sculpture sociale de Joseph Beuys (1980 SMAK Gent) et au fait qu’une fake news avouée est à moitié pardonnée. 

Juan d’Oultremont 

Décembre 2023

2023

Time Elapsed

Imprimerie de la Banque  Nationale

Avril 2023

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Post(e)-moderne? Si je suis incapable de considérer l’art autrement qu’en topographie, je dois bien admettre qu’à l’image des cartels colombiens et des œuvres de Julie Meheretu, la logique de réseau l’innerve. En Belgique, les réseaux se démultiplient, mais leur perméabilité fait de la scène locale de l'art, un espace où faute de traditions critiques et de relais institutionnels, tous les acteurs et actrices se reconnaissent comme tel.le.s.

Sur ce théâtre des opérations, le fait d’être tous en scène implique une curieuse mobilité des esprits et des corps.  C’est sur cette aptitude à se déplacer que s’articule l'installation.

Au fil des déménagements, des changements de codes postaux, des erreurs d’écriture, les vœux  et les invitations me sont revenus, enfin certains... Comme j’archive tout, il n’y avait aucune raison qu’ils échappent à mon obsession de la collection. Depuis vingt ans je conserve donc tous les retours du courrier liés au monde de l’art, un corpus qui mis en œuvre s'apparente à un "carnet de maladresses" *

Bien que la sélection proposée ici n’ait rien d’exhaustif, elle témoigne au moins du bon fonctionnement des services postaux.  

Pour ce qui est du titre, l’Histoire seule jugera.

Juan d’Oultremont / Cissisiste International / Mars 2023

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* une pièce qui, à l'occasion de cette exposition, est entrée dans la collection de Christophe Veys. 

Quelque chose comme la consécration.

Quand Chantal Ladsou lit ton livre. 

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2022

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Inflatable Caveman Club

Saint Martin Bookshop

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Parfois dans le travail qui est le nôtre, la « révélation » (dans son sens quasi photographique) ne naît pas de ce qu’on pourrait appeler un accident d’atelier, une manipulation imprévue ou une mise en œuvre hasardeuse, mais plutôt d’une intuition dont les contours se précisent d’un coup. Un concept lentement mûri qui trouverait soudain sa formulation. 

Ayant commencé à travailler dans les années septante, où l’art conceptuel tenait le haut du pavé, les mots (et leurs agencements) m’ont toujours accompagné. Je pense pouvoir produire sans difficulté le curriculum vitae de ceux qui ont balisé ma pratique depuis cette époque. Des mots souvent simples mais qui, grâce à leur soudaine adéquation, m’ont assuré l’accès à des espaces de recherche inaccessibles par d’autres voies. En somme, les bons mots aux bons moments. 

 

1970>1980 : protocole

1980> 1990 : articulation 

1990>2000 : performatif

2000>2005 : topographie

2005> 2010 : réflexif

2010> 2015 : singulier

2015>2020 : déplacement (mobilité)

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Quand, en préparant cette exposition, Stephan Aisinber m’a demandé ce qui reliait les travaux que je comptais y présenter, le plissement de ses épais sourcils m’a fait perdre une partie de mes moyens. Comme si dans les « mots-clefs » précités, je ne trouvais pas celui qui me permettrait de répondre à sa question. 

Heureusement, mon trouble n’a duré qu’un instant. Très vite le principe du « retour à l’original » s’est imposé à mon esprit et comme souvent, la révélation a pris un caractère lumineux, semblant enfin permettre à une quantité de paramètres en suspension de trouver leur place dans une équation cohérente.

Je lui ai donc proposé une exposition dont les œuvres feraient Club autour de la question du retour aux sources. 

De la grotte néandertalienne, au magasin de jouets, et de la chambre de jeu au musée, il est question pour la série des gourdins-jouets de rétroactivité, la massue (celle que je sculpte ou que je moule) retrouvant en sortant de l’atelier tout ou  partie de sa matérialité initiale et donc de son potentiel « assommant ».

Il en va de même pour la série des cover-paintings. En faisant disparaître les éléments de communication (typographie, logo…), le travail de restauration que je fais subir à ces pochettes permet de remonter à l’image initiale, celle sur laquelle s’est porté le choix des maisons de disque. Comme les gourdins, elles ne se contentent pas de remonter le temps, elles démontent les stratégies qui ont été celles de l’industrie du disque durant 50 ans.  Elles restaurent la confiance.

Effet retour identique pour les scènes d’atelier illustrant les jaquettes des romans de gare (pulp fiction) dont je présente une collection. La mise en abyme est si évidente qu’elle pourrait faire sourire si ces illustrations ne se retrouvaient à ce point soumises à la violence, au sexe, au pouvoir, à la passion. 

Restait la série des cartoon-art, ces dessins de presse évoquant le monde de l’art (vernissages, musées, scènes d’atelier) que je glane sur la toile avant d’en modifier les textes. Imprimés sur des panneaux de MDF, ils se présentent comme les motifs d’un papier peint qui renverrait à la double acception du mot original : celle de l’origine et celle de l’originalité. Pour ce qui est de l’origine, je me réapproprie ces cartoons sans trop d’états d’âme. Pour ce qui est de l’originalité, ils posent la (délicate) question de l’humour dans l’art, offrant dans la foulée une réponse au bashing dont l’art contemporain fait l’objet. Utilisant les armes de l’adversaire, ces caricatures dont je deviens le héros, retournent la puissance de l’attaque contre l’assaillant. 

Croyant pouvoir se dédouaner de leur désintérêt pour l’art, tout en flattant ma créativité, dans ma famille on m’a souvent taxé d’original - une paresse de l’esprit qui faisait de moi un Inflatable Caveman. 

Bienvenu au Club !

 

Juan d’Oultremont – Septembre 2022

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ALLEZ ! ALLEZ !

Centre Wallonie/Bruxelles Paris

Avril/mai  2022

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Deuxième volet de l'exposition autour des Tableaux d'une Exposition de Moussorgski - le premier ayant été présenté au Musée d'iIxelles en mai 2016.

 

Après avoir été le nom d’un célèbre groupe de funk belge dans les années 80, Allez ! Allez !  est une installation « totale » conçue par Juan d’Oultremont. Une expérience immersive  qui a pour ambition d’embarquer la.le spectateur.trice  sur un terrain où se croisent l’art et la musique, la collection et le recensement scientifique, la France et la Belgique

Allez ! Allez !  s’articule autour de deux « collections » ayant comme point commun les fameux Tableaux d’une Exposition de Modeste Moussorgski.

 

Allez ! Allez ! propose d’une part une promenade à travers 500 versions différentes (en format LP) de l’œuvre de Moussorgski dont les pochettes tissent à travers leurs illustrations, toute une série de connections entre les formes, les phantasmes, les archétypes produits depuis un siècle par la peinture et à l’art de l’exposition. 

 

Allez ! Allez ! propose également XXXX exemplaires d’une même version LP des Tableaux… de Moussorgski dont la pochette, illustrée d’une palette, a servi de palette à XXX artistes français et belges dont le parcours témoigne de la perméabilité entre les scènes artistiques de ces deux pays. Une porosité à laquelle les écoles d’art, les résidences, les galeries, les collectionneur.euse.s, les hasards de la vie ou les coups de foudre amoureux fournissent une topographie démultipliant les points de vue.

 

En plus de cette collection de vinyles/palettes, 

Allez ! Allez ! intègre 100 œuvres réalisées en les utilisant.  

 

Allez ! Allez ! c’est une façon de parler de la peinture par la bande son. 

 

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2021

2020

Mort aux rose fluo

BPS22

À l’occasion de son départ de l’ERG (Ecole de Recherche Graphique) où il enseignait depuis plusieurs années, Juan d’Oultremont (Bruxelles, 1954), artiste pluridis­ci­plinaire, agitateur radio et col­lec­tion­neur compulsif, avait rassemblé en une exposition une bonne centaine d’objets et d’écrits, collectés auprès de ses anciens étudiants et collègues. Il a été invité à redéployer cette collection singulière au BPS22, en opérant de nouveaux rap­proche­ments entre les pièces. Avec humour, ironie et tendresse, se révèle la sensibilité discrète d’un artiste toujours attentif aux fragiles éclats poétiques du monde qui l’entoure.

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